La libéralisation prochaine du marché du jeu d’argent en ligne
Courant 2009, il sera possible, en France, de miser légalement son argent sur Internet mais seulement sur un certains nombres de types de jeu. Nous allons vous les présenter. Il y a, tout d’abord, le pari hippique. Ce dernier reprendra sur Internet, la forme qu’il a déjà dans le monde réel, celle utilisée par le PMU : le pari mutuel. Plus généralement, les autres paris sportifs se feront sous la forme de paris à cote, spécialité des bookmakers. Par contre, seul le côté purement sportif pourra faire l’objet d’un pari. Il sera impossible de miser, par exemple, sur le nombre de fois où un joueur refait ses lacets mais le résultat d’un match ou le nom du buter sera un pari tout à fait légal. Enfin, parmi les jeux de casino, seul le Poker est autorisé. Les jeux de hasard comme la loterie sont interdits.
La fiscalité
Les licences permettant de proposer des jeux d’argent en ligne seront utilisable pendant 5 ans et gratuite. Par contre, les sites seront tributaires d’une fiscalité qui reste encore à définir. L’Etat n’a pas encore fixé la valeur des prélèvements qui seront enlevés sur la totalité des mises des jeux en ligne. Ils doivent être identiques à ceux qui sont pratiqués dans les cafés ou les casinos.
L’exemple italien
Le marché global du jeu en ligne italien est estimé à 4 milliards d’euros, par an. Pourtant, le marché légal tourne aux alentours d’un milliard d’euros. La raison de cet écart est que les sites illégaux pullulent. La police en a déjà fait fermé plus de 1 300. Certains détenteurs de licence comme Unibet ou Betfair ont tenté de détourner leurs clients italiens vers leurs sites internationaux. Cette façon de faire est pointée du doigt par leurs concurrents. Toutefois, il s’avère très difficile de contrôler le marché du jeu en ligne. Les experts se demandent, aujourd’hui, comment l’Etat italien va réussir à revenir au centre de ce secteur.